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Sujet: Interview du journal de Montréal (Lu 2663 fois) sujet précédent - sujet suivant

Interview du journal de Montréal

L'interview du journal Metro de Montréal:

source: http://www.journalmetro.com/culture/article/904389--nikki-yanofsky-la-prodige-a-grandi


Une voix flûtée et enthousiaste se fait entendre au bout du fil. On ne peut s’empêcher de penser que le fait d’avoir connu la célébrité à 12 ans n’a pas enflé la tête de la jeune femme. Au contraire, celle-ci fait preuve d’une étonnante maturité et on a peine à se rappeler qu’elle a 17 ans.

«Depuis les débuts, on ne voit jamais mon nom sans mon âge à côté, rigole-t-elle. Mais je crois que je commence à être considérée comme une chanteuse, tout simplement. À 17 ans, je suis rendue au même âge que beaucoup d’autres chanteuses.» Métro a discuté avec la jeune femme.

Tu donnes un concert au Festival de jazz avec l’Orchestre métropolitain de Montréal. D’où est venue cette idée?
C’est ma première année à la Salle Wilfrid-Pelletier, et ma sixième au FIJM. C’est mon plus gros spectacle au festival à ce jour, alors on voulait vraiment se donner complètement. Il y a 70 musiciens sur scène avec moi, en plus de mon quatuor… Ça va être très gros! Je ne veux pas dire déjà ce que je vais chanter, mais je peux dire qu’il y aura des standards de jazz, avec des arrangements qu’on n’a jamais entendus; c’est la beauté d’un orchestre!

Cela doit avoir un effet sur la façon dont tu chantes
Oui, absolument! Quand je ne suis qu’avec mon quatuor de musiciens, c’est beaucoup plus flexible. Je peux prendre mon temps sur une note, par exemple, alors qu’avec un orchestre, il faut vraiment que tout soit réglé au quart de tour. Alors, il faut être très concentré.

Tu reviens au Festival tous les ans depuis six ans : est-ce que c’est encore quelque chose de spécial pour toi que de jouer à la maison?
Oui! De tous les spectacles que je fais, c’est le seul après lequel je peux dormir dans mon propre lit! Montréal est une ville qui est remplie de souvenirs, pour moi. Chaque fois que j’y suis, je repense au moment où j’y ai fait mes débuts. Ça rend humble, de se souvenir du temps où on a commencé, et de voir à quel point les choses ont changé depuis.

Tu as lancé ton premier album il y a un an et demi, et tu as de nouveaux projets...
Oui, je vais faire deux disques cette année, un de jazz et un de pop. J’ai déjà commencé à enregistrer le disque pop, et ça me rend toute excitée. Je ne me sens pas seulement comme une chanteuse de jazz; c’est pourquoi j’ai tant aimé chanter I Believe aux Olympiques; ça me permettait de changer de registre.

As-tu peur des réactions à un changement de style?
De la bonne musique, c’est de la bonne musique, comme l’a dit Quincy Jones. Et je n’ai pas l’intention de faire de la pop bonbon; il y aura toujours cet aspect élaboré et sophis­tiqué que j’aime. De toute façon, on entend mes influences pop dans mes chansons jazz, et vice versa!


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Serge